Circuler sur routes ou pistes cyclables


Comment ne pas perdre son groupe ?

Eh oui, nous sommes en groupe et ne naviguons pas tous au même rythme et il n’est pas rare d’avoir de grands écarts entre les premiers et les derniers même si nous sommes plus en mode visite et assez soudés.

Sans pour autant être devenu très dirigiste, quelques règles se sont imposées, au fil des ans.

  • Il y a toujours minimum 2 personnes qui connaissent l’itinéraire du jour et l’ont programmé sur leur smartphone.
  • Le premier est le traceur de tête, le second le traceur de queue de peloton. Personne ne doit être derrière le traceur de queue. En théorie, personne ne doit être devant celui de tête. Bref, tout le monde et surtout la jeunesse se doit d’être entre les deux traceurs.
  • On intervertit les traceurs au fur et à mesure de la journée pour que ce ne soit pas une corvée pour celui de queue.
  • En cas d’incident, un cycliste du groupe remonte le peloton pour avertir le traceur de tête de s’arrêter (Et tout le monde fait une pause). Le téléphone marche tout autant et est moins fatiguant d’où l’intérêt de l’avoir chargé et de le tenir branché sur support de cintre.
  • lors d’un changement d’itinéraire à un croisement de route plusieurs cas s’offrent :
    1. Tout le monde fait une pause en attendant les autres, on boit, on se restaure, on admire le paysage et on repart quand tout le monde est là et a fini d’admirer le paysage.
    2. Le traceur donne la directive à son suiveur qui prend son relai (tout droit et arrêt à l’entrée du village de xxxx dans 3km) et reste au croisement jusqu’à l’arrivée du traceur de queue. En général, cela se transforme en une bascule des traceurs.
    3. Le suiveur du traceur de tête se positionne au croisement indique la direction et réintègre le groupe lorsque le traceur de queue arrive.

Gérer les routes à grandes circulation.

Pour le cyclo, l’automobiliste est un C.., pour l’automobile, le cyclo est un C….. . Bref tout le monde se respecte.

5% des automobilistes sont vraiment des tarés (envers tout le monde d’ailleurs) et une bonne 30aine de % ne sait pas gérer une situation nouvelle et prennent peur en voyant des cyclistes. Le reste nous respecte assez bien en cas de dépassement.

Il faut donc permettre à tout le monde d’y trouver son compte.

  • On ne roule de front que sur piste cyclable sécurisée. Là, on peut papoter en toute tranquillité. Sinon jamais sauf pour doubler et en l’ayant signalé au préalable.
  • On roule tranquille, posément, toujours au même rythme et en marquant bien ses intentions. C’est à dire qu’on est là et que l’on y reste. Pas de mouvements brusques ou autres que l’automobiliste ne saurait pas interpréter. on se doit d’être prévisibles.
  • On laisse toujours un espacement de sécurité entre deux cyclistes. Ça, c’est pour réagir à l’imprévu et éviter de se rentrer dedans (surtout la jeunesse) ou de faire des écarts.
  • On ne circule pas à plus de 3-4 cyclistes en file indienne. Deux cyclistes, c’est la longueur d’une voiture. 4, c’est deux voitures. Imaginez-vous en train de doubler deux voitures d’un coup sur une nationale ou départementale.
  • Entre deux petits groupes de 2 à 4 cyclistes, on laisse toujours entre cinquante et cent de mètres minimum de manière à ce que la/les voiture(s) s’intercale(nt) après avoir doublé.

Gérer la circulation sur pistes cyclable.

  • On roule à droite (ou à gauche en Angleterre)
  • On roule en file indienne voire à deux de front si la piste est assez large ou peu circulante et surtout, on se rabat en cas de croisement ou de dépassement.
  • C’est toujours le cycliste extérieur qui se rabat devant le cycliste intérieur (ce dernier ralentissant obligeant ceux de derrière à faire de même)
  • La vitesse est inutile
  • On respecte le piéton/Roller
    En mer, le nageur est prioritaire sur le planchiste lui-même prioritaire sur le voilier lui-même sur le bateau à moteur.
    En vélo, c’est pareil. On se doit de respecter la règle du piéton /Roller prioritaire sur nous et surtout sur piste cyclable, sentier côtier ou autres.