2026 – Bourgogne


Circuit 2026 Bourgogne

Circuit 2026 Bourgogne

J0 – Dijon

Nous nous rejoignons à Dijon pour une boucle Dijon-Macon-Dijon. C’est plus un 8 centré sur Chalon-sur-Saône qu’une boucle d’ailleurs.

Déambulation à pieds dans la ville très animée avec beaucoup de jeunes dans les rues et restaurant « The Little Italie » rue de la chaudronnerie. Rapport qualité/Prix excellent. Une pâte à pizza très appréciable.

La discussion tourne autour de la projection des différentes étapes par rapport à la chaleur prévue sur les 10 jours.

Nous sommes sans voiture suiveuse cette année. C’est la première fois. Et cela influencera nos courses et visites. Juste le minimum vital par ces fortes chaleurs.

D’où, le peu de photos également.

J1 – Dijon – Vaux

Petite étape pour démarrer de 28km à travers les vignobles du Fixin et de Gevrey chambertin.
Dès le départ, nous avons pris un « raccourci » par un petit chemin de randonnée à travers la forêt. Mauvaise idée avec nos sacoches vieillissantes. D’ailleurs, deux d’entre elles montreront leurs limites mais ce fut réparable.
La suite est une courte déambulation sur la route des vins. Les vignes souffrent sous la chaleur et les travaux de taille sont au plus fort pour que le raisin prenne le peu d’eau plutôt que les branches feuillues. Ça bosse dur en plein soleil.
Brochon possède un superbe château aperçu de loin. De près, il s’agit d’un lycée.
Gevrey-Chambertin est plutôt jolie avec de multiples commerces de bouche. On s’arrêtera au resto « Griottes » pour déjeuner. Très bon avec un excellent accueil et un prix très raisonnable.
Nuit St Georges est plutôt banale mais on y fera nos courses pour le soir sans problèmes.
Vaux n’est pas sur la route et nous apporte une belle montée en fin de journée.

J2 – Vaux – Beaune

Encore plus court 15km car nous voulons absolument visiter les Hospices de Beaune.
On commence, depuis Vaux, par une grande descente par des chemins caillouteux pour rejoindre la V51. Arrêt fraîcheur au château Corton. Superbe. On est comprend que les bouteilles valent chères.
Poursuite par les vignobles jusqu’à Beaune où nous piqueniquons dans le grand parc de la Bouzaise. Café au manège et sieste sous les arbres. Nous n’y sommes pas seuls; beaucoup de monde en pique-nique ou farniente à l’ombre des arbres.
Le parc des Lyons n’était pas mal non plus mais laissait peu de possibilités pour se poser.
Les Hospices de Beaune c’est franchement superbe. Après difficile de faire un choix de resto c’est vin&bistro ou bistro&vin. Et pour une petite salade SVP ? On terminera à la brasserie « Carnot » devant nos salades tant convoitées.

J3 – Beaune – Dracy le fort

Ça commence par des vignobles mais surtout la V51 nous amène dans tous les villages par des détours totalement inutiles vu le peu d’intérêt des villages. Au bout du 1er, on a fait un tout droit coupant par les vignobles et rattrapant la V51 à chaque fois.
Petit arrêt à Meursault pour faire les courses pour le repas de midi.
À partir de Chassagne-Montrachet, le paysage change enfin surtout par le fait que nous n’avons plus suivi la V51 et coupé directement vers l’Ev6 en passant par Remigny pour rejoindre rejoindre le canal du Centre.
Et à partir de là, ballade à l’ombre des arbres jusqu’à Le Gauchard où nous bifurquons vers Farges les Chalons puis Dracy le fort.
À partir de Remigny, enfin de l’ombre, des champs de blé et de tournesols et surtout des tables pour Déjeuner comme celle à l’ombre juste derrière le pont de Chagny.
La piscine de la location (la seule du périple) est un bienfait par 32 degrés à l’ombre.
Pour les courses du soir, un petit détour avant d’arriver par Châtenoy le royal.

J4 – Dracy le fort – Cluny

On décide de partir 1h plus tôt. Et de se créer un rythme pour les jours suivants qui seront de plus en plus chauds. Objectif : terminer les étapes vers 10-11h et trouver un parc ombragé pour l’après-midi ou une visite climatisée.
Nous évitons Chalon-sur-Saône par la V51a car nous y dormirons dans 2 jours pour filer directement sur Cluny.
50km de voies cyclables (ancienne voie ferrée) avec des faux plats épuisants sous le soleil mais de l’ombre portée par les arbres qui la bordent.
Grosse pose déjeuner de 2 heures sur une table à l’ombre près de l’ancienne gare de saint Gengo le national plus petit café de rigueur au café de la gare.
On passera le château de Cormartin pour filer à Cluny pour une visite commentée dont on entendra pas grand chose pour cause de récupération et de réverbération de la voix de notre guide sur les murs
Notre hôte nous accueille chaleureusement dans sa maison fraîche pour une bonne nuit de sommeil de 8h.

J5 – Cluny – Macon

Étape de récupération. Une trentaine de kilomètres. Départ à 8h45. Le soleil est de plus en plus chaud. Première partie vallonnée avec une belle montée pour atteindre le tunnel du bois clair long de 1km600. On passe de 30 degrés à 15 d’un coup pour ressortir à 30. Belle claque thermique.
Arrivé à Mâcon vers 11h30, nous devons faire des courses pour ce midi et nous sommes dimanche. Une épicerie marocaine nous fournis fruits, légumes et pain. En centre ville tout est fermé. On se rabat sur l’Aldi du coin pour les protéines et remontons la Saône jusqu’au parc nord pour s’installer sous les arbres. On doit attendre jusqu’à 16h pour récupérer l’appartement.
La voie verte V51a est un vrai bonheur ombragé avec des espaces piquenique et pause installés tous les 2-3km. Merci au département de Saône et Loire pour ces installations.

J6 – Macon – Tournus

C’est là, que je retire ce que j’ai dit au dessus. Sur la V50 en bord de Saône, plus une table ou un espace repos.
On est parti à 8h45 et on a tracé avec une courte pause. Jusqu’à cette pause, c’était plus contraignant que la veille du fait du vent de face. Le rythme étant pris, la seconde partie fut plus rapide. Arrivé à Tournus en fin de mâtinée sous une chaleur qui commence à être écrasante, arrêt à Auchan pour prendre quelques salades et protéines, on file au petit parc très ombragé juste derrière l’abbaye St. Philibert. Personne, juste nous.
Pas de sieste après le repas, on va prendre un café + glace au troquet de la place « le café de John ».
À 14h30, on descend à pieds à l’hôtel dieu ou une guide très pro nous fera la visite. C’est superbe et les commentaires étaient parfaits. Pas une seule fois elle n’a été piégée par nos questions. On a appris des tas de choses.
On remonte chercher nos vélos à l’office du tourisme et allons les décharger à la location. Douche rapide pour les uns. Pas le temps pour les autres. On retourne à l’abbaye pour une visite commentée par la même guide toujours aussi passionnée et passionnante.
Finalement, il est 18h, retour à la location, douches, repas et dodo pour un réveil plus tôt. 36 degrés prévus demain à partir de midi.

J7 – Tournus – Chalons sur Saône

Réveil à 6h; départ à 8h.
Ballade rythmée avec une arrivée à 10h30 à Chalons. On sent bien la chaleur de l’asphalte. Courses faites non sans mal pour trouver une charcuterie achalandée à nos goûts puis on va chercher l’ombre du parc près du jardin botanique. Pas génial le parc qui est vide de ses habitants.

Mâcon, Tournus, Chalons, Beaune ou Dijon se trouvent sur la Via Agrippa qui allait de Lyon à Boulogne. Chacune de ces villes espacées de 30km était un camp de ravitaillement romain pour la légion qui se déplaçait sur cette distance journalière. Après cette marche forcée, les légionnaires avaient droit au repos et à la soupe sans se poser de questions. Des villages ont finis par émerger en proximité de ces camps formant plus tard des villes.

Pour fêter ces nouvelles connaissances, nous nous sommes fait un resto italien après avoir déambulé dans la ville. « L’antipasti » en proximité de la cathédrale et en retrait des restos à touristes est très bon et blindé de monde alors qu’il n’y a même pas d’enseigne. Réservé pour les connaisseurs du coin qui se font tous la bise. Pas donné non plus.

J8 – Chalons sur Saône – Seurre

Petit déjeuner à 6h et départ à 7h30 car 36 degrés de prévus. L’EV6/V50 est tranquille jusqu’au pont de Bragny fermé pour travaux depuis octobre 2025. Impossible de suivre l’EV6, nous poursuivons par Bragny, Écuelles et Chires pour arriver à Seurre par la route.
Nous n’avons pas trainé : 2h45 pour effectuer les 45km et arriver avant la grosse chaleur. Courses au supermarché puis nous longeons le canal de midi jusqu’à l’office du tourisme près du port où nous trouvons deux tables à l’ombre en bord de Saône.
Exactement ce que nous cherchions pour déjeuner à 11h30. He oui, nous sommes en horaires décalés avec ces fortes chaleurs. Mais c’est parfait. Sauf pour les visites que nous n’effectuons pas pour rester à l’ombre voire au frais.
En fin de journée, ce sera piscine de la location bien méritée (il y en avait une seconde finalement) puis ballade dans Seurre. Par contre la nuit, une horreur avec des passages de camions, de tracteurs et autres. Hé oui, ça moissonne dur avant que tout ne soit cramé.

J9 – Seurre – Dole

Pour se remettre de la nuit, le petit déjeuner inclus dans la formule a été le bienvenu. Par contre, fuite de la douche de l’étage donc tout le monde à la queue leu leu dans celle du bas.
Du coup départ à 8h et pour la route directe à travers champs ce qui économise 12km et heureusement que la route n’était pas très empruntée. Ce fut plutôt agréable sauf le manque d’ombre.
Dole est un très beau village par contre le jardin Philippe où nous avons déjeuner était dégueulasse avec des merdes de chien partout. Mais il était très frais à la pointe de l’île.
Repos à l’appart puis visite de la ville à pied « à la fraîche ». Retour à l’appart pour dîner et essayer de dormir dans la fournaise.
L’appartement a du être conçu pour une vitrine d’exposition. Si vous fermez une porte de chambre ou de WC/SdB, vous ne pouvez plus en ressortir. Il n’y a pas de poignée à l’intérieur. Belles portes mais complètement Débile.

J10 – Dole – Auxonne

Soit traverser les champs en trace directe pour 18 petits kilomètres, soit redescendre l’EV6 rechercher la V50 à Samerey et remonter vers Auxonne (33km).
Les champs sans un arbre, on avait fait la veille et 18 petits Kilomètres nous paraissaient ridicules. On arriverait pour le petit déjeuner. Un comble.
Première partie le long du Doubs, puis un peu de route pour rejoindre la Saône à St Jean en Bâche. Pas de pot, les arbres sont sur le bord de rive; on se prend le soleil d’Est jusqu’à la dérivation d’Auxonne (canal). L’arrivée à Auxonne est majestueuse avec ses remparts qui nous rappellent Hiers-Brouage. Effectivement, ville de garnison protégeant la frontière avec la Franche-Comté et l’empire allemand. À l’origine 3 châteaux avaient été édifiés pour la protéger : Dijon, Beaune et Auxonne. Ne reste que celui d’Auxonne en piteux état.
La location en plein centre ville nous laisse froid avec sa petite courette surchauffée mai l’appartement est très frais bien organisé et le tout sans Clim ni ventilateur. La rue principale n’est même pas passante le soir.
Déambulation dans la ville avec un pause fraîcheur à la médiathèque « le passage », véritable espace de vie avec ses différents espaces. Chapeau bas à la commune d’Auxonne pour cette rénovation.
L’église est un incontournable ainsi que la Halle.
Bon accueil du restaurant « Le Corbeau » dont la spécialité semble être les œufs pochés à la bourguignonne. Y’en a dans tous les plats et parfaitement réussis et la salle est climatisée. Ce qui ne gâche rien.

J11 – Auxonne – Dijon

3 options étaient ouvertes :

  1. Descendre l’Ev6 jusqu’à St Jean de Losne et prendre le canal de bourgogne jusqu’à Dijon (53km)
  2. Monter la V50, puis prendre la V53 jusqu’à Dijon (48km)
  3. Couper par Tillenay, Pont et Tart l’abbaye pour rejoindre le canal de Bourgogne à mi-chemin et filer sur Dijon (41km).

La chaleur nous ayant bien amorti sur ces 10 jours, on a opté pour la moindre distance sachant que l’on mettait les sacoches dans la voiture et que l’on avait la route du retour à faire un jour de grand départ en vacances.
Départ à 7h30 par 23 degrés déjà. A 8h45, on attrapait le canal ombragé car on transpirait déjà gros. Un bienfait !
La suite est un ancien chemin de halage tranquille jusqu’à attaquer la côte menant à la rente de Châtenay où étaient garées les voitures. On remet les porte-vélos, on jette les sacoches dans le coffre et à 11h, nous nous séparons pour rejoindre nos pénates surchauffées de la banlieue lyonnaise et parisienne.

Conclusion

Au final 406km parcourus sous une chaleur écrasante même le matin. Peu de visites. Ce qui est rare dans nos périples. Y’a comme un petit manque.
On a préféré la jouer cool vu notre moyenne d’âge à 63 ans. Et on a bien fait vu que la chaleur montait crescendo.
On a eu la chance de traverser le beau vignoble bourguignon sans un arbre par à peine 30 degrés. Au delà, ç’aurait été une tuerie.
Ce fut un beau voyage marqué par une inter-canicule bienvenue. Mais que le tour à pieds de nos villages étape fut écrasant par la chaleur. Entre les étapes, juste des pauses fraîcheur et de l’hydratation.
On en serait presque à rêver de le refaire par temps maussade.
On apprendra que 4 jours plus tard un orage de grêles a fait énormément de dégâts à Dijon avec des grêlons pouvant mesurer 5cm. On ne s’imaginait pas en dessous.